L’extrême gauche tue.

L’extrême gauche tue.

À Strasbourg, le silence devient une position politique.

Quand certains élus refusent de condamner clairement les dérives violentes de l’extrême-gauche (silence complice de l’attaque de gauchistes contre un restaurant et un militant RN, suite à un conférence de Jordan Bardella) quand d’autres cherchent à minimiser ou relativiser les agissements de groupes radicaux comme la Jeune Garde (les écologistes de Barseghian qui déposent une Motion en soutien à la Jeune Garde dissoute) au nom d’une proximité idéologique, ce n’est plus de la prudence : c’est de la complaisance.

Ils savent pourtant. Ils savent que banaliser la violence politique, fermer les yeux sur les intimidations, accepter les logiques d’affrontement permanent, c’est fragiliser l’État de droit. Ils savent que la démocratie repose sur le débat, pas sur la pression, pas sur la peur, pas sur l’élimination symbolique ou physique de l’adversaire.

Où sont les prises de position claires ?
Où est la défense sans ambiguïté de l’universalisme, de la liberté d’expression, du pluralisme politique ?

À force de diaboliser systématiquement ceux qui ne pensent pas comme soi, comme Jean Philippe Vetter (LR) qui parle de poison du RN, à force d’accuser, d’exclure, de caricaturer, on crée un climat où la violence devient pensable, presque excusable. Et lorsqu’un drame survient, les mêmes s’indignent, mais refusent de s’interroger sur le terreau qu’ils ont laissé prospérer.

Strasbourg mérite mieux que des calculs électoraux et des silences stratégiques.
Nos institutions méritent des élus courageux, capables de condamner toutes les violences, d’où qu’elles viennent.

La démocratie n’est pas sélective.
On ne peut pas défendre l’État de droit à géométrie variable.
On ne peut pas s’indigner un jour et détourner le regard le lendemain.

Le courage politique, c’est dire non à la violence, toujours. Sans exception.

Toutes mes condoléances à la famille de Quentin.

L’extrême gauche tue.
Justice maintenant.